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Extincteurs à eau pulvérisée le plus souvent, dotés en fonction de la surface des plateaux et complétés près des locaux électriques.
Le Code du travail impose à l'employeur des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état. On vous explique la dotation, la fréquence et la responsabilité — puis on vous met en relation avec un mainteneur certifié.
En entreprise, l'obligation est posée par le Code du travail : l'employeur doit garantir que tout départ de feu pourra être maîtrisé (art. R4227-28) et disposer d'extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement (art. R4227-29). Cette obligation rend la vérification indispensable — même si le Code, lui, ne fixe aucune périodicité chiffrée.
L'obligation de l'employeur est large et finaliste : « l'employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d'incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l'intérêt du sauvetage des travailleurs » (art. R4227-28).
Cette formulation rend la maintenance des extincteurs incontournable : un appareil non vérifié, dépressurisé ou inaccessible ne permet pas de « combattre efficacement » un départ de feu. L'obligation s'applique à toutes les entreprises, quel que soit l'effectif ou le secteur.
Lors de son passage, le mainteneur passe en revue chaque extincteur : accessibilité et signalisation, pression, scellé et goupille, état du corps. Il remplace les pièces d'usure, recharge si nécessaire et appose une étiquette datée. Pour l'employeur, l'essentiel est de conserver une trace écrite — c'est ce suivi qui démontre le maintien en bon état et rassure l'assureur en cas de sinistre.
Au-delà de la dotation, l'employeur engage sa responsabilité sur l'état, l'accessibilité et le suivi des extincteurs (art. R4227-28 et R4227-29).
L'art. R4227-28 met à la charge de l'employeur de prendre les mesures pour que tout commencement d'incendie soit rapidement et efficacement combattu.
L'art. R4227-29 impose des extincteurs en nombre suffisant et adaptés aux risques présents dans les locaux.
Les appareils doivent être « maintenus en bon état de fonctionnement » : un extincteur dépressurisé ou inaccessible ne remplit pas l'obligation.
Au-delà de la dotation, l'employeur doit garantir l'accessibilité, la signalisation et la formation du personnel à l'usage des extincteurs.
La vérification est confiée à une personne compétente ; les assureurs attendent un mainteneur qualifié (APSAD, NF Service).
Conserver dates, intervenant et appareils contrôlés démontre le maintien en bon état et rassure l'assureur en cas de sinistre.
L'article R4227-29 fixe une dotation minimale chiffrée, contrairement au cadre ERP qui raisonne par niveau et par risque. Ces minima sont un point de départ : la dotation réelle se calibre selon l'activité et la configuration des locaux.
| Règle | Minimum | Nature |
|---|---|---|
| Dotation au mètre carré | 1 extincteur eau pulvérisée 6 L / 200 m² | Obligation |
| Dotation par niveau | Au moins 1 appareil par niveau | Obligation |
| Risques particuliers | Extincteurs adaptés (ex. électriques) | Obligation |
| Fréquence de vérification | Vérification annuelle (en pratique) | Préconisation |
Les extincteurs doivent être « en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement », avec au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres minimum pour 200 m² de plancher et au moins un appareil par niveau.
En pratique, la vérification est annuelle, complétée par une révision approfondie tous les dix ans. Mais il faut être précis sur le fondement : le Code du travail ne fixe aucune périodicité chiffrée. L'article R4227-29 impose seulement que les extincteurs soient « maintenus en bon état de fonctionnement ».
La fréquence annuelle découle donc de la norme NF S61-919 et des attentes des assureurs, qui exigent généralement une vérification annuelle par un mainteneur qualifié pour garantir la couverture. C'est cette pratique qui s'est imposée comme standard de référence, même si elle ne figure pas en tant que telle dans le Code du travail.
À noter : en ERP, la périodicité annuelle et la révision décennale sont, elles, explicitement inscrites dans le texte (arrêté du 25 juin 1980, art. MS 38). C'est la principale différence de fondement entre les deux cadres.
La dotation minimale est commune, mais sa traduction concrète dépend de la surface, des volumes et des risques propres à votre activité.
Extincteurs à eau pulvérisée le plus souvent, dotés en fonction de la surface des plateaux et complétés près des locaux électriques.
Présence de machines, de produits inflammables ou de sources de chaleur : dotation renforcée et extincteurs adaptés à la nature des feux.
Vastes volumes et stockage en hauteur : dotation au mètre carré déterminante, répartie pour couvrir chaque allée et chaque niveau.
Surface de vente, réserve et coin technique : la dotation se calibre selon la superficie et la présence de risques particuliers.
La vérification doit être confiée à une personne compétente. La réglementation ne parle pas de « certification obligatoire », mais cette compétence suppose un technicien formé, équipé et en mesure d'engager sa responsabilité sur le contrôle.
Sur le terrain, les assureurs attendent presque toujours un mainteneur qualifié, par exemple certifié APSAD ou NF Service. Faire intervenir un prestataire reconnu n'est pas qu'une question de conformité : c'est aussi ce qui garantit la prise en charge en cas de sinistre. C'est ce niveau de qualification que nous privilégions lors de la mise en relation.
Le coût d'une vérification dépend de plusieurs facteurs : le nombre d'extincteurs, leur type (eau, poudre, CO₂), votre localisation, l'éventuelle recharge ou le remplacement de pièces d'usure, et le fait de regrouper ou non l'intervention dans un contrat annuel.
Plutôt qu'une fourchette générique qui ne refléterait pas votre situation, le plus fiable est de demander un devis correspondant à votre parc réel. Regrouper les vérifications dans un contrat de maintenance permet souvent de lisser le budget et d'éviter les oublis d'échéance.
La responsabilité de la sécurité incendie incombe à l'employeur (art. R4227-28). Au-delà de la dotation, cela couvre l'entretien des appareils, leur accessibilité, leur signalisation et la formation du personnel à leur usage. Un extincteur présent mais non vérifié ne suffit pas à remplir l'obligation.
Tenir un suivi écrit des vérifications — dates, intervenant, appareils contrôlés — est la meilleure manière de démontrer que l'obligation de maintien en bon état est respectée. C'est aussi un réflexe attendu par l'assureur en cas de sinistre.
Décrivez votre parc une fois ; nous orientons votre demande vers un mainteneur certifié de votre secteur.
Type de locaux, nombre et type d'extincteurs, code postal. Deux minutes suffisent.
Nous transmettons votre demande à un mainteneur certifié (APSAD ou NF Service) intervenant dans votre secteur.
Le professionnel vérifie chaque appareil, appose l'étiquette datée et vous laisse une trace écrite de l'intervention, sans engagement de votre part.
Sources officielles
À lire aussi : la vérification des extincteurs (page pilier) · en ERP (arrêté du 25 juin 1980) · la maintenance des extincteurs
Obligation, dotation, fréquence, prix, responsabilité : l'essentiel pour l'employeur.
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